16/04/2012

Le meilleur de la tech solidaire - 16.04.12

Nouvelle fournée de bonnes idées tech & solidaires, qui semblent toujours plus nombreuses... Pour ne pas perdre le fil et rester au courant des dernières actus et tendances, abonnez-vous à la newsletter du blog, en haut à droite du site !

Un jeu en ligne pour promouvoir le microcrédit
Happy Life est un jeu de gestion comme il en existe beaucoup sur Facebook. A la différence près que celui-ci ne se contente pas de divertir ses utilisateurs. Les joueurs, qui gèrent un commerce virtuel, sont invités à découvrir les profils de véritables micro-entrepreneurs. Au fil du jeu, ils peuvent échanger les points qu'ils ont gagné pour leur faire un don, a travers les plateformes Babyloan et Kiva. Avec environ 300.000 joueurs actifs, Happy Life démontre que le jeu en ligne solidaire a encore de beaux jours devant lui.
> A lire sur le blog Faisons du numérique une chance

Kony2012 : la suite
Un mois après la sortie de Kony2012, vidéo la plus virale de l'histoire du web, l'ONG Invisible children a récidivé avec une nouvelle vidéo. "Kony 2012, part II : beyond famous" répond aux virulentes critiques dont l'organisation a été la cible ces dernières semaines. Avec 1,7 millions de vues, son succès reste très limité par rapport aux 100 millions du premier opus. Qu'à cela ne tienne, Invisible Children annonce déjà sur son site la prochaine étape mystérieuse de sa campagne. Rendez-vous le 20 avril pour découvrir sa nouvelle trouvaille marketing.


> A lire sur le Guardian

Sur Facebook, la compet' du plus écolo !
L'application Facebook oPower permet de comparer sa consommation énergétique avec celle de ses amis - et avec les autres. Une manière ludique de prendre conscience de son empreinte carbone mais surtout, d'essayer de la réduire, en compétition avec ses amis. Il est même possible de se constituer en équipe pour épicer le challenge. Des marques devraient également lancer des compétitions d'économie d'énergie, avec récompenses à la clé...
> A lire sur Youphil
> A lire sur FastCoExist

Le hashtag #ShitKidsSay récupéré par une ONG
"Les lapins font peur, on dirait qu'ils cherchent des gens à manger", "tous les cochons sont roses, même les cochons garçons"... Ces petites phrases attendrissantes viennent de la bouche des enfants, et sur Twitter, les adultes adorent les relater avec le hashtag #ShitKidsSay. L'ONG britannique NSPCC s'en est inspirée dans son dernier spot vidéo. Bien moins mignon. Je vous laisse le découvrir.

> A lire sur PSFK

12/03/2012

La Croix-Rouge lance un centre dédié aux réseaux sociaux

La Croix-Rouge américaine va désormais traquer, en période de catastrophe, tweets, statuts Facebook et vidéos Youtube pour améliorer l'efficacité de son aide.

Avec Dell, l'ONG a mis en place dans son QG de Washington un "Digital Operation Center" chargé de scruter les réseaux sociaux et de localiser les victimes de désastres. La Croix-Rouge espère ainsi être en mesure de répondre plus efficacement à leurs besoins, en envoyant des équipes à des endroits précis, avec le matériel et les denrées réellement nécessaires.

Elle compte aussi être en mesure de leur fournir des conseils à distance : comment se protéger, quels gestes éviter, où trouver de la nourriture...

Regardez la présentation du Digital Operation Center :

Des bénévoles pourront d'ailleurs participer à l'opération en échangeant individuellement, au nom de l'ONG, aux demandes précises des victimes connectées.

Mais pour le moment, "nous n'en sommes pas au point de pouvoir dire aux gens que s'ils envoient un tweet à la Croix-Rouge, nous leur enverrons un sandwich" a expliqué Wendy Harman, directrice des stratégies numériques, au magazine Mashable. "Mais si nous voyons 20 tweets similaires passer, ce serait possible".

L'expérimentation se veut donc encore modeste. Le centre ne fonctionnera qu'en cas de catastrophe naturelle aux Etats-Unis, mais si le dispositif fonctionne, il pourrait s'étendre dans le temps et l'espace.

23/02/2012

Succès de la campagne virale des Restos du Cœur

Ils espéraient 5.000 partages sur Facebook, ils ont dépassé les 69.000 ! Les Restos du Cœur ont lancé, en partenariat avec Danone et Carrefour, une campagne virale sur les réseaux sociaux. Les deux entreprises ont promis de d'offrir un repas aux Restos du Cœur pour chaque tweet relatif à l'opération #restos2012 ou pour chaque partage sur Facebook.

L'opération, lancée lundi, espérait générer 1.000 tweets et 5.000 partages. Des chiffres qui ont été atteints en seulement quelques heures, forçant Danone et Carrefour à revoir à la hausse le nombre de repas qu'ils offriraient, à l'origine limité à 6.000.

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Les blogueurs sont aussi invités à participer à l'opération, qui se poursuit jusqu'à dimanche. Un billet de blog valant 10 repas, un dessin de blog 15.

Un bel exemple d'opération ONG/entreprises/réseaux sociaux, qui n'a quasiment rien coûté en terme de communication. Une manière pour les Restos du Cœur de renflouer leurs stocks et de faire parler d'eux, tandis que Danone et Carrefour gagnent des point de sympathie dans l'opinion publique.

Cet événement rappelle que les réseaux sociaux sont parfois magiques et peuvent permettre de très beaux élans de solidarité. Mais cela n'est pas toujours si simple. Le succès impressionnant de cette opération est grandement dû à la popularité des Restos du Cœur et à la confiance que lui accordent les Français. D'autres associations, moins célèbres, s'y sont déjà cassé les dents.

15:12 Publié dans Viral | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : restos du coeur, twitter, facebook, danone, carrefour | |  Facebook

08/02/2012

Les réseaux sociaux, vecteurs de changement social

Peut-on changer le monde avec les réseaux sociaux ? Ces derniers mois, le slacktivism (activisme mou), aussi qualifié de militantisme de canapé, a souvent été critiqué. Les internautes ont le clic impulsif quand il s'agit de signer une pétition en ligne, de relayer une cause sur Twitter ou de "liker" une marque en échange d'un don à une ONG. Mais quand il s'agit de quitter son ordinateur pour changer le monde "IRL"... il n'y a plus grand monde.

Alors, inutiles les réseaux sociaux ? Loin de là, selon le centre de recherche Netherlands Organization, qui vient de publier une étude (PDF) sur le sujet. S'il confirme que le passage à l'acte, hors écran, reste rare, il assure néanmoins que les réseaux sociaux, à leur échelle, peuvent transformer les mentalités.

Une arme contre le scepticisme

Prenons l'exemple de l'écologie. La plupart des citoyens sont pétris de bonnes intentions, mais pourtant, peu militent pour cette cause, ou modifient sérieusement leurs comportements dans ce sens. Cela peut venir d'un manque d'intérêt, de connaissance, ou simplement d'un certain scepticisme : "impossible que mon action, elle seule, puisse avoir le moindre impact".

Les réseaux sociaux peuvent permettre d'abattre ces barrières, selon cette étude. Les petites actions militantes, qui autrefois restaient dans l'anonymat, sans jamais connaître aucun écho, se voient soudain relayées à des centaines, voire des milliers de personnes.

Des causes deviennent "socialement acceptables"

Ce qui a pour avantage de multiplier la visibilité de ces combats, et aussi d'encourager d'autres personnes à y participer. Avec la masse de personnes relayant une information sur les réseaux, on ne se sent plus isolé, et on reçoit le message qu'une telle cause est "socialement acceptable", là où elle était considérée, auparavant, comme l'apanage de quelques marginaux.

Bien évidemment, conclut l'étude, retweeter un message de Greenpeace ne permettra pas de mettre fin au réchauffement climatique, et il sera toujours nécessaire de transformer ses idéaux en actions concrètes. Mais mises bout à bout, les petites initiatives relayées par les réseaux modifient notre rapport aux problématiques du changement social. Ce qui pourrait, pas à pas, faire évoluer nos comportements.

Et vous, que pensez-vous des conclusions de cette étude ?

19/01/2012

Twitter, outil efficace pour détecter les épidémies

L'épidémie de choléra qui a sévi à Haïti en 2010 aurait pu être détectée plus vite en utilisant Twitter plutôt que les méthodes traditionnelles. C'est la conclusion d'une étude menée par l'American journal of tropical medecine and hygiene.

En observant Twitter et autres sources informelles durant les 100 premiers jours de l'épidémie, ils ont constaté qu'il était possible, de façon très précise, de suivre l'avancée de la maladie, quasiment en temps réel.

Des résultats identiques

A l'inverse, en général, les rapports officiels sur l'émergence d'une épidémie mettent souvent des semaines à arriver, rendant plus difficile de réagir rapidement et efficacement sur le terrain. Dans le cas d'Haïti, les informations des professionnels sont sorties deux semaines après le début de l'épidémie, et leur contenu était similaire à ce qui était déjà trouvable en ligne.

sante,healthmap,epidemie,haitiEn plus de Twitter, les chercheurs ont utilisé l'outil Health Map qui répertorie en temps réel les publications concernant la santé, partout dans le monde, sur une carte interactive. En les recoupant avec les tweets des internautes, il était possible de voir où la maladie progressait, comment elle se déplacait et quels étaient les besoins.

Bon marché et efficace

L'équipe de recherche préconise donc d'utiliser ces données dès l'émergence d'une épidémie, afin de gagner du temps d'action. Selon eux, cette méthode, bon marché, peut en plus permettre d'atteindre les personnes qui n'ont habituellement pas accès aux soins.

Toutefois, cette méthode ne remplacera jamais les rapports officiels. Pour la simple et bonne raison que les résultats donnés par internet peuvent être biaisés de différentes manières. Les personnes qui publient du contenu en ligne sont plus souvent en zone urbaine et généralement relativement jeunes, ce qui est loin d'être représentatif de tout un pays.

17:01 Publié dans Réseaux sociaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sante, healthmap, epidemie, haiti, twitter, mapping | |  Facebook

30/12/2011

Le meilleur de la tech solidaire - 30.12.11

Quelques infos tech et solidaires glanées sur le web ces derniers jours.

LES ONG veulent rembourser l'argent piraté par Anonymous

Le collectif de hackers Anonymous s'en est pris récemment à l'entreprise de sécurité américaine Strategic Forecasting. En piratant ses données, Anonymous a volé les informations bancaires de ses clients et en a profité pour donner une partie de leur argent à des ONG comme Care, Save the Children ou encore la Croix Rouge. Plusieurs de ces organisations ont promis de rembourser les donateurs involontaires.
> A lire sur Philanthropy News Digest

#XmasAtHome

Noël n'est pas un moment joyeux pour tout le monde. C'est autour de quelques témoignages allant dans ce sens sur Twitter qu'est né, quelques jours avant Noël, le fil de discussion #XmasAtHome. Ce sujet est devenu rapidement l'un des plus populaires du réseau social, notamment en Angleterre et en Australie, où chacun pouvait échanger sur son expérience ou transmettre des mots de réconfort. Certains ont même proposé d'inviter des inconnus de Twitter à partager leur réveillon. Un semblant de lien social pour rendre la période de Noël moins difficile.
> A lire sur The Sydney Morning Herald

Donner directement aux familles dans le besoin

Le site GiveLocally permet aux Américains de venir en aide à des familles en difficulté. Sur ce site, à l'allure encore artisanale, on peut découvrir l'histoire de plusieurs familles, accompagnées de photos et d'informations sur ce dont elles manquent. A Palo Alto par exemple, Janice H. a dû récupérer la garde de ses deux petits enfants, qui souffrent de problèmes de santé. Elle a besoin de 4.000 $ pour payer, entre autres, les frais médicaux. Les internautes lui ont déjà donné 1.500 $. Chaque histoire publiée est minutieusement vérifiée par l'équipe de GiveLocally, qui récupère 18% des dons. Le site est une entreprise à but lucratif assumé, mais au bout d'un an d'existence, le succès est encore relatif avec 850 dons en tout pour environ 200 familles.
> A lire sur USA Today

Un Groupon de la solidarité

The Mutual est un site de bons plans ressemblant à Groupon, basé sur un système de dons à des organisations caritatives. Pour accéder aux offres, il faut payer une inscription de 10 $ par mois, dont 8 $ sont reversés à des ONG. L'internaute a ensuite accès à une série de bons plans, comme des bons de réduction au restaurant ou un rendez-vous gratuit d'une demi-heure avec un designer.
> A lire sur Fast Co.Exist

Des vidéos maison pour la bonne cause

Le Project for Awesome incitait les internautes à fabriquer une vidéo pour encourager leurs amis à donner à des ONG. L'objectif : atteindre 65.000 $ de dons en deux jours, les 17 et 18 décembre. Ce fut un succès, puisque plus de 71.000 $ ont finalement été récoltés. Les internautes devaient aussi voter pour leur cause préférée. Les cinq les plus populaires obtiendront chacune 20% de la somme récoltée.
> A lire sur le Huffington Post

14/12/2011

#HelpGloria, @from_nothing : Twitter, la solidarité en direct

Tout a commencé par ce tweet, publié lundi soir :

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Gloria vient de se faire mettre à la porte par l'amie qui l'hébergeait. Il y a deux mois, elle a rejoint Paris où elle a trouvé un emploi en CDI. Mais pas de logement. Elle n'a qu'un SMIC, et cela ne suffit pas. Elle raconte alors sa situation sur Twitter. En quelques minutes, son histoire fait le tour de la twittosphère française.

@Dugomo, suivi par près de 3.000 personnes, publie un billet sur son blog, fortement relayé. En 24 heures, des centaines de tweets, estampillés #HelpGloria, incitent les internautes à lui trouver une solution pour passer la nuit.

Les réponses pleuvent. Des dizaines de personnes, que Gloria ne connaît pas, lui proposent de passer la nuit chez eux. "J'ai eu 50, 100 propositions... Je ne sais pas, je n'arrive plus à compter, je suis complètement dépassée", m'a-t-elle confié. La nuit dernière, elle n'a donc pas eu à dormir dans sa voiture. Elle a trouvé une solution jusqu'à vendredi, grâce aux réseaux sociaux. Elle sait qu'elle sera la bienvenue dans d'autres logements pour les jours suivants. "Mais ce n'est qu'une solution temporaire", rappelle celle dont les propriétaires ne veulent pas et qui travaille pourtant, ironie du sort, chez Century XXI...

LE MINISTRE S'EN MÊLE

Son employeur a découvert sa situation avec Twitter, et tente de trouver une solution. "Mais il n'a rien en portefeuille pour le moment et puis au final, c'est le propriétaire qui décide, pas l'agence". Enfin, hier soir, quelqu'un d'autre s'en est mêlé... Et il ne s'agit pas moins que de Benoist Apparu, ministre du Logement, qui lui demande de le contacter en message privé:

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"Il m'a demandé de lui écrire un mail pour lui expliquer ma situation, ce que j'ai fait bien sûr. Je n'ai pas encore eu de nouvelles", explique Gloria, encore toute retournée par l'ampleur inattendue qu'ont pris les choses. "Je ne réalise pas. D'habitude, quand je tweete, j'ai quelques réponses seulement... C'est énorme ce qui se passe, ça fait tellement de bien, même moralement."

Une preuve que la solidarité en ligne ne se limite pas à un militantisme de fauteuil, abstrait, dénué de toute action concrète. De l'autre côté de l'Atlantique, @from_nothing en a fait l'expérience l'hiver dernier, quand il s'est soudainement retrouvé à la rue. Dans ses poches, une carte Starbucks, sur laquelle il lui reste un peu de crédit. En plus du café, il peut bénéficier de la chaleur du lieu, de sa sécurité et du wifi gratuit, qui lui permet de tweeter son quotidien.

DES GANTS POUR LES SANS-ABRIS

Mais sa carte se vide peu à peu et il demande à ses followers s'ils connaissent un autre lieu chaud et sécurisé où il puisse passer ses matinées gelées. S'ils ne trouvent pas de réponse, plusieurs lui envoient de nouvelles cartes Starbucks créditées. Il peut donc continuer à passer du temps dans l'enseigne et à tweeter. Il fait la liste de ce dont les autres sans-abris qu'il côtoie ont besoin : des gants, des bottes chaudes, des lunettes... Et les internautes qui le peuvent les lui transmettent.

Un potentiel mobilisateur de Twitter qui, ces dernières heures l'ont prouvé, peut aussi fonctionner à la petite échelle de la France. Une puissance d'autant plus importante qu'elle commence à être reconnue par certains décisionnaires. En réagissant si rapidement, Century XXI a évité de peu le bad-buzz à la Cora, qui aurait pu lui être très préjudiciable. Tout comme Benoist Apparu, déjà assez malmené par les utilisateurs de Twitter en recherche d'un logement parisien, rassemblés autour du hashtag #ImmoParis.

Même si tout ce tintamarre lui sauve la mise pour quelques jours, Gloria se sent aussi très mal à l'aise. "Maintenant j'aimerais bien que ça s'arrête, et qu'on passe à quelqu'un d'autre, que cette mobilisation puisse servir à ceux qui sont dans la même situation." Et il y en a.

Edit 15 décembre : cet article a été traduit en anglais et publié sur le blog de @from_nothing

11:55 Publié dans Réseaux sociaux | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : twitter, solidarité, logement, sans-abri | |  Facebook