07/05/2012

Solidaire Ville, un faux jeu Facebook pour de vrais dons

Avec ses bonhommes pixellisés, ses champs carrés et ses écoles multicolores, l'application Facebook Solidaire Ville ressemble à s'y méprendre à FarmVille, un jeu de gestion ultra-populaire sur le réseau social. Et pourtant, il ne s'agit en rien d'un jeu en ligne mais d'une plateforme de micro-dons pour des projets de développement.

En jouant sur la ressemblance avec FarmVille, l'ONG CCFD-Terre Solidaire, à l'origine de cette application, compte séduire les jeunes utilisateurs du réseau social pour les sensibiliser au micro-don.

solidaireville.png


En s'inscrivant sur Solidaire Ville, l'internaute choisit une destination sur une mappemonde. Pour le moment, trois sont disponibles : Guinée, Sri Lanka et Pérou. En cliquant par exemple sur la Guinée, l'application met en scène une petite ferme.

Malgré les apparences de jeu vidéo, il est impossible de faire agir les personnages. En revanche, si l'on clique sur le tracteur ou le système d'irrigation, une petite fenêtre nous propose alors d'en faire "cadeau".

A partir d'un euro, on peut contribuer à acheter un tracteur, des sacs de semences ou encore du matériel médical. L'application propose alors "d'offrir" ce cadeau à un de ses amis Facebook. Une manière intelligente et gratifiante de faire connaître son action, de pousser ses amis à participer et, in fine, de multiplier les dons.

02/05/2012

Facebook rajoute le don d'organes sur les profils

Âge, profession, statut marital, niveau d'études, voyages... Facebook propose à ses utilisateurs de nombreuses options de profil, pour faire connaître sa personnalité à ses contacts en ligne. Désormais, il est aussi possible d'y faire savoir si l'on est, ou pas, donneur d'organes.

Si l'utilisateur se déclare non donneur, alors Facebook lui propose de cliquer sur un lien renvoyant vers le registre des refus, afin d'officialiser son choix.

Cette fonctionnalité n'est pour le moment disponible que pour les utilisateurs américains et britanniques, mais devrait s'étendre prochainement aux autres nationalités.

dondorganes.jpg

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, espère ainsi promouvoir le don d'organes et pousser ses utilisateurs à exprimer publiquement leur position. Lors d'une interview à ABC News, il a révélé que cette idée lui était venue de son amitié avec Steve Jobs. L'ancien fondateur d'Apple avait bénéficié d'une greffe qui avait prolongé sa vie de quelques années.

Cette nouvelle option de profil s'inscrit dans la nouvelle politique "responsable" de Facebook. Ces derniers mois, l'entreprise a par exemple créé une alerte anti-suicide et a signé un partenariat avec Greenpeace. Une manière de redorer son image, à l'heure où la firme aux 900 millions d'amis inquiète plus que jamais.

17:41 Publié dans Réseaux sociaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, don d'organes | |  Facebook

16/04/2012

Le meilleur de la tech solidaire - 16.04.12

Nouvelle fournée de bonnes idées tech & solidaires, qui semblent toujours plus nombreuses... Pour ne pas perdre le fil et rester au courant des dernières actus et tendances, abonnez-vous à la newsletter du blog, en haut à droite du site !

Un jeu en ligne pour promouvoir le microcrédit
Happy Life est un jeu de gestion comme il en existe beaucoup sur Facebook. A la différence près que celui-ci ne se contente pas de divertir ses utilisateurs. Les joueurs, qui gèrent un commerce virtuel, sont invités à découvrir les profils de véritables micro-entrepreneurs. Au fil du jeu, ils peuvent échanger les points qu'ils ont gagné pour leur faire un don, a travers les plateformes Babyloan et Kiva. Avec environ 300.000 joueurs actifs, Happy Life démontre que le jeu en ligne solidaire a encore de beaux jours devant lui.
> A lire sur le blog Faisons du numérique une chance

Kony2012 : la suite
Un mois après la sortie de Kony2012, vidéo la plus virale de l'histoire du web, l'ONG Invisible children a récidivé avec une nouvelle vidéo. "Kony 2012, part II : beyond famous" répond aux virulentes critiques dont l'organisation a été la cible ces dernières semaines. Avec 1,7 millions de vues, son succès reste très limité par rapport aux 100 millions du premier opus. Qu'à cela ne tienne, Invisible Children annonce déjà sur son site la prochaine étape mystérieuse de sa campagne. Rendez-vous le 20 avril pour découvrir sa nouvelle trouvaille marketing.


> A lire sur le Guardian

Sur Facebook, la compet' du plus écolo !
L'application Facebook oPower permet de comparer sa consommation énergétique avec celle de ses amis - et avec les autres. Une manière ludique de prendre conscience de son empreinte carbone mais surtout, d'essayer de la réduire, en compétition avec ses amis. Il est même possible de se constituer en équipe pour épicer le challenge. Des marques devraient également lancer des compétitions d'économie d'énergie, avec récompenses à la clé...
> A lire sur Youphil
> A lire sur FastCoExist

Le hashtag #ShitKidsSay récupéré par une ONG
"Les lapins font peur, on dirait qu'ils cherchent des gens à manger", "tous les cochons sont roses, même les cochons garçons"... Ces petites phrases attendrissantes viennent de la bouche des enfants, et sur Twitter, les adultes adorent les relater avec le hashtag #ShitKidsSay. L'ONG britannique NSPCC s'en est inspirée dans son dernier spot vidéo. Bien moins mignon. Je vous laisse le découvrir.

> A lire sur PSFK

12/04/2012

Après le bouton "like", le bouton "I care"

L'internaute a le "like" facile. Sur Facebook et sur de nombreux sites internet, nous cliquons souvent, sans réfléchir, sur le bouton "j'aime", pour signaler qu'un article nous a plu, nous a fait rire, nous a intéressé ou nous a ému.

Mais cela donne parfois des résultats étranges, voire même un peu dérangeants... Quand par exemple de nombreuses personnes "aiment" apprendre que les enfants Mauritaniens souffrent de malnutrition aiguë :

facebook, bouton like, bouton j'aime,

C'est pourquoi l'agence de communication DDB a inventé le bouton "I care" (qu'on pourrait traduire par "je m'en soucie"). Elle ne peut pas, bien sûr, l'insérer sur Facebook, mais propose aux webmasters de l'afficher sur leur site. Ainsi, les internautes pourront choisir de cliquer sur le bouton "like" ou le bouton "I care" après avoir consulté un contenu.

i care, bouton, facebook,

facebook, bouton like, bouton j'aime,

A chaque clic sur le bouton "I care", l'information sera conservée par DDB et servira à créer, sur le site de l'opération, un état des lieux en temps réel des sujets de préoccupation des internautes, à la manière des Trending Topics de Twitter. Un outil qui pourrait s'avérer utile pour les ONG, notamment pour faire pression sur les dirigeants.

MTV l'a déjà adopté sur sa plateforme Voices, consacrée au changement social. Un premier partenariat d'ampleur qui popularisera peut-être ce bouton. Jusqu'à le voir, à terme, adopté par Facebook ?

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Pour mettre en lumière ce genre d'initiatives, votez pour ce blog ici ! Aucune inscription n'est nécessaire, merci à vous :)

16/03/2012

Optimiser le don du sang grâce à Facebook

Les pénuries de sang sont chroniques dans les pays industrialisés, mais sans commune mesure avec la situation des pays en développement. En Inde par exemple, le don du sang est considéré par beaucoup comme dangereux et les rares campagnes de sensibilisation ne suffisent pas à inverser la tendance.

Karthik Naralasetty, un jeune homme de 22 ans, a décidé de s'y atteler avec Facebook. Son projet, SocialBlood, est très simple : chacun est invité à s'inscrire à un groupe Facebook correspondant à son groupe sanguin. Les personnes ayant besoin de ce type de sang peuvent ensuite faire leur demande sur le groupe.

D'après lui, les gens seraient plus à même de donner leur sang pour des personnes "humanisées", "incarnées" grâce à Facebook que pour une cause relativement abstraite.

Le sang bientôt géolocalisé

Avec plusieurs milliers de membres, SocialBlood est en train de faire du réseau social une importante base de données sur le don du sang. Pour l'instant, la majorité des donateurs est en Inde, mais l'objectif du projet est bien sûr qu'à terme, chaque utilisateur de Facebook y participe.

SocialBlood, né l'été dernier, est en plein développement. Une application pour smartphone, combinée avec un système de géolocalisation, devrait permettre de multiplier l'efficacité du dispositif. S'il réussit à convaincre la majorité des utilisateurs de Facebook, Social Blood pourrait alors changer l'histoire du don du sang et mettre fin aux pénuries.

12:04 Publié dans Réseaux sociaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : don du sang, facebook, socialblood, inde | |  Facebook

12/03/2012

La Croix-Rouge lance un centre dédié aux réseaux sociaux

La Croix-Rouge américaine va désormais traquer, en période de catastrophe, tweets, statuts Facebook et vidéos Youtube pour améliorer l'efficacité de son aide.

Avec Dell, l'ONG a mis en place dans son QG de Washington un "Digital Operation Center" chargé de scruter les réseaux sociaux et de localiser les victimes de désastres. La Croix-Rouge espère ainsi être en mesure de répondre plus efficacement à leurs besoins, en envoyant des équipes à des endroits précis, avec le matériel et les denrées réellement nécessaires.

Elle compte aussi être en mesure de leur fournir des conseils à distance : comment se protéger, quels gestes éviter, où trouver de la nourriture...

Regardez la présentation du Digital Operation Center :

Des bénévoles pourront d'ailleurs participer à l'opération en échangeant individuellement, au nom de l'ONG, aux demandes précises des victimes connectées.

Mais pour le moment, "nous n'en sommes pas au point de pouvoir dire aux gens que s'ils envoient un tweet à la Croix-Rouge, nous leur enverrons un sandwich" a expliqué Wendy Harman, directrice des stratégies numériques, au magazine Mashable. "Mais si nous voyons 20 tweets similaires passer, ce serait possible".

L'expérimentation se veut donc encore modeste. Le centre ne fonctionnera qu'en cas de catastrophe naturelle aux Etats-Unis, mais si le dispositif fonctionne, il pourrait s'étendre dans le temps et l'espace.

23/02/2012

Succès de la campagne virale des Restos du Cœur

Ils espéraient 5.000 partages sur Facebook, ils ont dépassé les 69.000 ! Les Restos du Cœur ont lancé, en partenariat avec Danone et Carrefour, une campagne virale sur les réseaux sociaux. Les deux entreprises ont promis de d'offrir un repas aux Restos du Cœur pour chaque tweet relatif à l'opération #restos2012 ou pour chaque partage sur Facebook.

L'opération, lancée lundi, espérait générer 1.000 tweets et 5.000 partages. Des chiffres qui ont été atteints en seulement quelques heures, forçant Danone et Carrefour à revoir à la hausse le nombre de repas qu'ils offriraient, à l'origine limité à 6.000.

restostweet.png

Les blogueurs sont aussi invités à participer à l'opération, qui se poursuit jusqu'à dimanche. Un billet de blog valant 10 repas, un dessin de blog 15.

Un bel exemple d'opération ONG/entreprises/réseaux sociaux, qui n'a quasiment rien coûté en terme de communication. Une manière pour les Restos du Cœur de renflouer leurs stocks et de faire parler d'eux, tandis que Danone et Carrefour gagnent des point de sympathie dans l'opinion publique.

Cet événement rappelle que les réseaux sociaux sont parfois magiques et peuvent permettre de très beaux élans de solidarité. Mais cela n'est pas toujours si simple. Le succès impressionnant de cette opération est grandement dû à la popularité des Restos du Cœur et à la confiance que lui accordent les Français. D'autres associations, moins célèbres, s'y sont déjà cassé les dents.

15:12 Publié dans Viral | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : restos du coeur, twitter, facebook, danone, carrefour | |  Facebook

08/02/2012

Les réseaux sociaux, vecteurs de changement social

Peut-on changer le monde avec les réseaux sociaux ? Ces derniers mois, le slacktivism (activisme mou), aussi qualifié de militantisme de canapé, a souvent été critiqué. Les internautes ont le clic impulsif quand il s'agit de signer une pétition en ligne, de relayer une cause sur Twitter ou de "liker" une marque en échange d'un don à une ONG. Mais quand il s'agit de quitter son ordinateur pour changer le monde "IRL"... il n'y a plus grand monde.

Alors, inutiles les réseaux sociaux ? Loin de là, selon le centre de recherche Netherlands Organization, qui vient de publier une étude (PDF) sur le sujet. S'il confirme que le passage à l'acte, hors écran, reste rare, il assure néanmoins que les réseaux sociaux, à leur échelle, peuvent transformer les mentalités.

Une arme contre le scepticisme

Prenons l'exemple de l'écologie. La plupart des citoyens sont pétris de bonnes intentions, mais pourtant, peu militent pour cette cause, ou modifient sérieusement leurs comportements dans ce sens. Cela peut venir d'un manque d'intérêt, de connaissance, ou simplement d'un certain scepticisme : "impossible que mon action, elle seule, puisse avoir le moindre impact".

Les réseaux sociaux peuvent permettre d'abattre ces barrières, selon cette étude. Les petites actions militantes, qui autrefois restaient dans l'anonymat, sans jamais connaître aucun écho, se voient soudain relayées à des centaines, voire des milliers de personnes.

Des causes deviennent "socialement acceptables"

Ce qui a pour avantage de multiplier la visibilité de ces combats, et aussi d'encourager d'autres personnes à y participer. Avec la masse de personnes relayant une information sur les réseaux, on ne se sent plus isolé, et on reçoit le message qu'une telle cause est "socialement acceptable", là où elle était considérée, auparavant, comme l'apanage de quelques marginaux.

Bien évidemment, conclut l'étude, retweeter un message de Greenpeace ne permettra pas de mettre fin au réchauffement climatique, et il sera toujours nécessaire de transformer ses idéaux en actions concrètes. Mais mises bout à bout, les petites initiatives relayées par les réseaux modifient notre rapport aux problématiques du changement social. Ce qui pourrait, pas à pas, faire évoluer nos comportements.

Et vous, que pensez-vous des conclusions de cette étude ?

22/12/2011

Facebook, la vierge et l'ONG

Un clic sur Facebook = une larme pour la vierge Marie. C'est l'idée originale de l'ONG allemande Jugend Gegen Aids pour dénoncer la position de l'Eglise sur le préservatif. Elle a fabriqué une statuette de la vierge qui verse une larme chaque fois qu'un internaute "like" la page Facebook de l'organisation.

La vierge est posée à l'intérieur d'un bocal qui, larme après larme, se remplit jusqu'à, bientôt, submerger la statuette. Une manière symbolique de mettre la pression sur l'Eglise. Les internautes peuvent observer le niveau de l'eau en direct sur la page Facebook de l'organisation, qui a déjà recueilli plus de 9600 mentions "like".

Le cumul des larmes est déjà en train d'atteindre dangereusement les épaules de la vierge Marie... A défaut de convaincre le pape de changer de position, l'opération aura au moins été un joli coup de com' pour Jugend Gegen Aids.

11:53 Publié dans Réseaux sociaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, religion, sida | |  Facebook

18/12/2011

Greenpeace s'allie avec Facebook

L'annonce a de quoi surprendre. Facebook et Greenpeace étaient, jusqu'ici, loin d'être de bons amis. L'ONG s'était attaquée au réseau social il a plus d'un an, lui reprochant d'utiliser de l'énergie issue du charbon. Une campagne qui avait fait le tour de la planète, notamment grâce à... Facebook, où Greenpeace avait réussi à obtenir des centaines de milliers de soutiens pour cette cause.

Depuis, Facebook et Greenpeace ont fait la paix et viennent d'annoncer leur partenariat dans un communiqué commun (PDF). L'entreprise américaine s'engage à devenir plus verte, avec l'aide de l'ONG. Facebook devra notamment faire en sorte que ses fournisseurs d'énergie soient plus propres et de s'équiper de façon plus durable.

De son côté, Greenpeace s'engage à rejoindre l'Open Compute project, lancé il y a quelques mois par Facebook. Le concept : réinventer les centres de données afin qu'ils consomment moins d'énergie. Les découvertes de ce centre de recherche seront ouvertes à tous. Greenpeace aura pour rôle d'inciter d'autres entreprises à rejoindre le projet.

Une belle prise pour Facebook, très critiquée par les défenseurs de la protection des données privées, qui cherche à redorer son image depuis quelques mois. Il y a un an, Mark Zuckerberg s'était soudainement mis à la philanthropie, en donnant 100 millions de dollars à des écoles publiques. Il a aussi promis de donner au moins la moitié de sa fortune à des oeuvres de charité, dans le cadre du Giving Pledge, lancé par Bill Gates et Warren Buffet.

14:52 Publié dans Réseaux sociaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, greenpeace, environnement | |  Facebook